Mon Top 30 des films de 2019

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mardi 18 février 2014

House of Cards - Saison 2


SAISON 2 - NETFLIX
Créée par Beau Willimon

Je vais commencer par dire ça : Robin Wright, tu es magnifique. Je crois que je la hisse parmi mes actrices préférées - un charisme, un charme, une sensualité de chaque instant, en plus d'avoir un magnifique jeu d'acteur. Parce que la suite sera plus modérée. House of Cards me déçoit. Non pas que la série soit mauvaise, loin de là, c'est même un bon cru, mais cette saison 2 a répété bêtement les défauts de la première (qui j'ai relevé d'avantage avec le recul sur la première saison) en les empirant. Si bien que ce qui était "oubliable" dans la première fait ici très tâche. L'absence de David Fincher, parlons-en. Si le bonhomme ne s'était occupé que des deux premiers épisodes de la saison 1, son influence artistique s'était étendue au reste de la saison. Ici, c'est comme si tous les réalisateurs (même si on retrouve de beaux noms derrière la caméra, comme Jodie Foster) avaient décidé de filmer tout le plus platement possible : aucune ambition, aucun relief. Là où House of Cards pouvait aisément concurrencer le cinéma à travers sa première saison, la série ne ressemble ici à rien d'autre qu'une autre série habituelle. Rien de foncièrement péjoratif, mais le choc est gros et handicape clairement le show, la mise en scène étant l'une des plus grosses qualités de la première saison.


L'écriture des personnages, aussi. Car notamment au travers de petits coups de génie comme Peter Russo, la saison 1 gagnait beaucoup à la construction cohérente de ses intervenants. Si la saison 2 propose elle aussi des nouveaux personnages excellents (Seth - mon coup de cœur), certains se révèlent subitement moyennement écrit. Une scène particulière de l'épisode 11 vient d'ailleurs foutre un peu tout en l'air, car en plus d'être incohérente, la dite-scène arrive comme un cheveu sur la soupe (parce que bon, dégommer Francis et Claire Underwood en une scène, je le pardonne pas). Le casting est pourtant très bon : je me répète, mais Robin Wright crève l'écran. Kevin Spacey est jouissif même si il en faut parfois un peu trop, et le reste du casting s'en sort plutôt bien dans des rôles moins exposés (même si Michael Kelly a fini par m'agacer vers la fin de saison...).
House of Cards reste quand même un show passionnant. Petit hic : là où les intrigues secondaires de la précédente saison restaient partiellement en retrait, ici elles prennent beaucoup de place, et finissent par interférer l'excellente trame principale qui réserve pourtant des fulgurances et des scènes de dialogues incroyables. Des intrigues secondaires qui, en plus de prendre trop de place, s'empilent, surtout au milieu de saison, et on finit par s'y perdre énormément entre ces cinq ou six arcs scénaristiques simultanés, plus ou moins bien gérés qui plus est.


Alors bon, pas la peine d'être pisse-froid : l'ennui ne se fait que très rarement ressentir (et est généralement concentré sur des épisodes précis), et certains épisodes (le 4 et le 13) ne font que confirmer les qualités de la série. Mais on devrait en attendre plus de House of Cards, qui se repose sur ses acquis et livre une saison inférieure à la précédente, souffrant de défauts qui handicape un sujet et un casting en or massif. On a plus qu'à espérer que la saison 3 propose quelque chose de plus risqué, de plus surprenant, qui ne se contentera pas de balancer des twists mal filmés dès le premier épisode comme seul marque d'originalité. Ceux qui ont aimé la première saison apprécieront sans aucun doute celle-ci. Dans mon cas, le plaisir s'est légèrement distillé.

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