Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

The Strangers

The Strangers

Le prodige coréen Na Hong-jin revient avec son troisième film, un polar horrifique qui évoque Friedkin et nous rappelle que le Mal peut surgir de n'importe où. Un thriller d'épouvante bouleversant dans la pur tradition kimchi. Lire plus

The Assassin

The Assassin

Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

The Revenant

The Revenant

Le monstre d'Iñarritu sort enfin dans nos salles : est-ce que ce film, annoncé comme l'un des monuments de l'année, correspondra aux attentes ? Lire Plus

samedi 28 janvier 2012

Fright Night - Mon voisin le vampire

Remake du film "culte" mais pas trop de Tom Holland sorti en 1985, Fright Night est un pari risqué : l'histoire d'un adolescent découvrant que son voisin est un vampire. Sur cette base, Fright Night semble banal. Là où le film prend de l'ampleur, c'est dans le bis assumé : on est pas sérieux, on veut du fun, du suspense, et sur ce coup, Craig Gillespie conclut parfaitement son coup : si le film ne brille pas par son intrigue, les scènes sont parfaitement maîtrisées et certaines (les deux d'infiltration dans les maison, d'Adam puis de Jerry) sont tout bonnement excellentes, développant un suspense haletant. En plus de cela, un Colin Farrell au diapason dans un rôle qui confirme son talent si sous-estimé, et un Anton Yelchin qui réussit à tenir le film. Si la scène finale est décevante, on notera cependant une bande originale très fun et très rétro qui donne au film une atmosphère encore plus décalée et bis assumé.
Fright Night ne renouvelle pas le genre du film de vampire, mais montre surtout qu'on peut faire un film de vampires sans vampires gentils, romantiques et tendres. Car Fright Night est fichtrement efficace, ne perdant pas le spectateur, plutôt bien réalisé et doté d'une excellente BO. Le tout avec de bons acteurs, à voir surtout pour les amateurs de l'horreur décalée.

The Big Year - Une course aux oiseaux

Lorsque le réalisateur du Diable s'habille en Prada se met à l'ornithologie de compétition, ça donne The Big Year avec Owen Wilson, Steve Martin et Jack Black. Je m'attendais avec The Big Year à une comédie classique, sans fond, américaine banale, ce qu'on voit tous les jours ou presque et qui n'apporterait rien au genre. Faux. Même si The Big Year ne fait pas dans l'originalité au niveau de l'intrigue, c'est le sujet qui l'est: l'ornithologie prend ici une tournure fascinante, des oiseaux fascinants, des décors sublimes, magnifier par trois acteurs au meilleur de leur forme, dont même les antagonistes se révèlent attachants. Si le film prend du temps à démarrer, c'est pour finir en beauté, puisque la dernière demi-heure est de très bonne qualité, sublimé par une fin géniale et un générique superbement trouvé. David Frankel réalise ici son meilleur film, très abouti et loin d'être calibré pour être une comédie puisqu'il ne s'agit pas réellement d'un film comique (c'est pas un drame, hein, mais c'est pas un film qui est destiné à tordre de rire les spectateurs) mais plus tôt un genre de feel-good movie à la morale assez intelligent. On est pas surpris, on s'attend à tout, mais The Big Year permet de passer un très agréable moment. Le seul point ridicule reviendra aux distributeurs français qui, pour ce film sorti en Octobre 2011 aux Etats-Unis, ne sortiront le film en France qu'en... Septembre 2012. Après on se demande pourquoi des gens piratent, non mais.

The Descendants - Clooney Cocu

J'avais vraiment adoré le Sideways d'Alexander Payne, et donc je court voir The Descendants, du même réalisateur, sauf que pour le coup, c'est avec George Clooney. Doucement cynique, prenant place dans les îles hawaïennes, le tout avec d'excellents acteurs et un humour noir parfait, Alexander Payne monte la barre encore plus haut avec un excellent film. Pour le coup, Jean Dujardin a du soucis à se faire pour les Oscars, car Clooney semble bien parti pour l'avoir avec un tel rôle (Brad Pitt aussi pour Moneyball). Si le film ne m'a pas ennuyé, il reste évident qu'il reste et demeure pour un public averti : particulier, noir et tragique, le tout avec humour, ça ne plait surement pas à tout le monde. Mais Payne captive ici, le tout avec les magnifiques décors hawaïen qui font de The Descendants un excellent film qui mérite pleinement ses nominations aux Oscars.
A noter aussi les excellents seconds rôles, et des personnages très recherchés. Une fin excellente qui sans être un baddy end, est loin d'être totalement joyeuse. The Descendants reste à découvrir pour les curieux, car il ne plaira pas à tout le monde, c'est sur, mais moi j'ai adoré.

 

Sherlock Holmes 2 - Jeux d'Ombres : Ritchie se chie dessus

Guy Ritchie avait réalisé l'exploit en 2009 avec son Sherlock Holmes de remettre au goût du jour le célèbre détective avec un film très divertissant tout en restant fidèle à Conan Doyle et au personnage. Alors évidemment, la suite se fait, à cause du succès commercial du premier, toujours avec le très bon duo Downey Jr. - Jude Law. Malheureusement, c'est pas ça. Là où le premier, sans être hors du commun, restait assez palpitant, très marrant et bourré de "coups de génie" d'Holmes, le second se contente d'explosions en tout genre, de mitraillettes, d'allemands méchants (et oui, évidemment, même si avant 1914 les allemands étaient aussi méchants que les français, ils passent ici pour des Nazis avant l'heure).
Donc oui, à part les vingts dernières minutes qui montrent à elles seules le talent de Ritchie, on sent que la prod a mit la patte là dedans et a voulut nous servir un film d'action banal. Sherlock Holmes perd son charme et se limite au blockbuster de mauvais goût, pas fidèle pour un sous à Conan Doyle. Le seul gros plus du film reste un Moriarty excellent et un Mycroft qui l'est tout autant, si bien que le tout est sauvé de la catastrophe. Bref, même si le premier nous donnait l'envie d'une suite, celui-ci nous en dégoûte, et l'apparition d'un troisième volet, même si elle se fera, ne sera pas des plus attendue pour ma part... Pour voir deux heures de Boum et Pan dans un climat anté-1914, non merci, surtout si c'est pour voir un one-man show raté de RDJ pendant tout le film.

Cheval de Guerre : le meilleur Spielberg depuis La Liste de Schindler

Spielberg s'attaque à l'adaptation d'un livre pour enfants : Cheval de Guerre. Après avoir changé radicalement de cap concernant ses réalisations depuis A.I. (on est resté dans un style glauque : Minority Report, La Guerre des Mondes, Munich ou tragico-comique : Le Terminal, Arrête moi si tu peux), Spielberg était revenu aux origines de son art avec un Indiana Jones 4 décevant et un Tintin ultra-divertissant. Cheval de Guerre est un mix de tous ses thèmes. Des relations père-fils, à la guerre, au message pacifique, à l'amitié impossible, au tragique, à la recherche d'un "soldat perdu", jusqu'à son amour pour la France. Cheval de Guerre est un grand film, un chef d'oeuvre, un de ces rares films contemporains qui deviendra un film mythique, marquant le cinéma d'une empreinte ineffaçable. Tragique, épique, comique, dramatique, beau et dur à la fois, Spielberg réalise avec Cheval de Guerre ce qui est sans conteste l'un de ses meilleurs films, peut-être son plus abouti, tant au niveau d'un récit palpitant, d'images fortes, de plans d'anthologie, d'une mise en scène parfaite et d'acteurs excellents. Sans citer la prestation impressionnante du "cheval principal", qui arrive à faire passer des émotions fortes rien qu'avec son regard. Là est le vrai cinéma, Spielberg démontre qu'il n'a rien perdu de son talent et qu'il n'a fait que s'améliorer depuis ses débuts. A voir, à revoir, et on espère à tout prix que l'Oscar lui reviendra, car il le mérite. A noter aussi la musique superbe de John Williams qui signe ici, sans forcément de thèmes récurrents, l'une de ses meilleures partitions, une symphonie à elle seule. Surement déjà le meilleur film de 2012, et peut-être l'un des meilleurs de la décennie qui ne fait que commencer, tant le film est marquant.

samedi 21 janvier 2012

50/50

Le Cancer est un sujet très très peu évoqué au cinéma, ou alors, quand il l'est, c'est en second plan. 50/50 rappelle pour cela Intouchables (il est sorti trois mois avant) : on évoque la maladie, sans tabous, du point de vue du malade, et de ses efforts pour la surmonter.
50/50 a l'air, de loin, comme d'une comédie basique à l'américaine : le nom de Seth Rogen influe grandement sur ça mais on se laisse finalement tenter... Et 50/50 n'en est pas une. Certes, on rit, mais c'est surtout un drame humain qui consiste à donner l'image de l'acceptation de la maladie par soi même et par ses proches.
Si 50/50 n'est surement pas un film destiné à un grand public, il n'en reste pas moins mémorable puisque, grâce à des excellents acteurs (Joseph Gordon-Levitt mérite vraiment sa nomination aux Golden Globes, récompense remportée par Jean Dujardin) et à un aspect feel-good movie à l’américaine qu'on apprécie toujours : on a ici la preuve que si l'image d'Hollywood pour beaucoup de français se limite à des films à gros budgets (car ceux sont les seuls à être correctement distribués sur notre territoire), le cinéma US garde aussi ses grosses surprises et sait parfaitement réaliser des grands films indépendants. Car oui, 50/50 est la meilleur comédie dramatique indépendante américaine depuis Little Miss Sunshine et (500) Jours Ensemble. A découvrir, 50/50 est un magnifique message sur le cancer et la maladie en général.


Les Boloss : Sea, Sex and Sun

Allez hop, comme pour toute série télé qui marche, on l'adapte en film : c'est ainsi que naît l'adaptation de The Inbetweeners, teen-série trop peu connue en france mais qui a eut un succès monstre outre-manche. Alors qu'on apprenait qu'il n'y aurait pas de saison 4, on voit donc arriver sur nos écrans, à peu près six mois après les anglais, The Inbetweeners le film, débilement traduit par Les Boloss qui ne fait que montrer l'ampleur du vocabulaire des distributeurs français. Mais passons cette honteuse traduction, et intéressons-nous au film.
On retrouve donc les quatre potes de la série (snob-mytho-timide-autiste, le bon quatuor quoi) qui vont en vacances sur je ne sais quelle île méditerranéenne (Malte il me semble) pour le Sexe, le Soleil, la Mer... et surtout le sexe comme le montre l'affiche.
Même humour potache que la série, on est évidemment dans la lignée d'American Pie mais Inbetweeners imite sans jamais copier : on retrouve des scènes qui sont du même acabit que celle du maître du teen movie, mais on ne fait jamais le rapprochement : c'est moins basique, plus con, pas forcément plus drôle (il y a des longueurs) mais quand ça l'est c'est un fou-rire garanti. Alors, même si The Inbetweeners ne révolutionne pas le genre et ne réconciliera pas les détracteurs au genre, on passe un bon moment, un film à voir entre potes ou pour passer un moment amusant. A découvrir en connaissance du genre.


vendredi 20 janvier 2012

J. Edgar

Allez, comme tous les mercredis, je vais voir un film (deux depuis peu). Cette semaine, j'ai le choix entre The Darkest Hour "invasion d'aliens communistes" et J. Edgar "Eastwood & Di Caprio". Le choix est rapide : ce sera J. Edgar. On passe l'éponge sur les récents déboires d'Eastwood, qui après L'Echange ou comment faire d'un sujet passionnant un film pas intéressant pour un sou, Invictus à voir une fois mais la deuxième ça marche pas, et enfin Au-delà dont je ne vais pas parler car je me sens bien et que j'ai pas envie de crier au remboursement un an après la sortie du film.
Alors, comment résumer J. Edgar ? Si vous ne connaissez pas l'histoire du plus célèbre dirigeant du FBI, c'est assez rapide : l'histoire de Hoover, président du FBI sous huit présidents (ou sept, mais ça n'a que peu d'importance), qui a notamment lutté contre les grands bandits de la Grande Dépression des années 30 (Dillinger) et les méchants communistes d'avant et après la seconde guerre mondiale. Sauf que J. Edgar ne raconte presque rien de tout cela, puis qu'on s'intéresse ici à la face cachée du personnage : ses penchants homosexuels et sa vie privé, son histoire d'amour avec l'un de ses plus célèbre associé. Aïe. Anecdote intéressante, mais on est tous d'accord pour dire qu'il aurait été dix fois plus intéressant (et classique) de s'intéresser au côté politique de l'homme, mais on s'y fait vite.
Les premières une heure cinquante, malgré des groooossseees longueurs, passent assez bien, et on a certaines scènes très bien réalisé. Mais. Car il y a un Mais. Les vingt dernières... sont... comment dire ? "Les plus chiantes que j'ai jamais vu" serait un peu exagéré mais ça vous donne au moins une idée de la chose : c'est chiant, on s'emmerde, on a vu de sortir de la salle : MAIS QU'IL CRÈVE P#@!§N ! On s'en serait passé, car chaque nouveau plan a une tête de fin, mais on se rend compte juste après que y a encore une couche par dessus. On évite de parler de la musique made in Eastwood, qui ressemble note pour note à toutes les précédentes, et qui est si redondante que le son mériterait d'être coupé.
Résumons : J. Edgar est un film sympathique, à voir si on a un dimanche de libre ou qu'on est fan de l'histoire américaine. Sinon, Eastwood ajoute un nouveau film mineur à sa filmographie et on sent vraiment qu'il a perdu la main. Dommage. Y avait du potentiel!