Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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dimanche 10 avril 2016

The Walking Dead - Saison 6


SAISON 6 AMC
Créée par Frank Darabont
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Des séries en dents de scie, The Walking Dead est probablement la plus schizophrène. C’est très rare qu’un feuilleton moderne alterne de façon aussi régulière, après six saisons, des épisodes aussi géniaux et d’autres aussi honteusement mauvais, des réflexions étonnement profondes sur les causes de la violence et des cliffhangers à classer parmi les plus ridicules qu’ait connu la télévision. De ses six actes, ce nouveau est en tout cas le plus paradoxal.


Débutée en octobre dernier sur des chapeaux de roue avec quatre de ses meilleurs épisodes (dont le magistral quatrième, probablement le meilleur de toute la série), cette saison s’est ensuite écroulée pour flirter avec le médiocre. C’est globalement le goût qu’elle aurait pu laisser si ses trois derniers épisodes n’avaient pas été de telles insultes vides d’intérêt, de sens, à la limite du foutage de gueule le plus outrancier. Pour la première fois depuis plus de trois ans, The Walking Dead a touché le fond et y est resté pendant plusieurs semaines.
C’était une sensation que l’on pensait avoir oublié, regarder du The Walking Dead catastrophique. Après deux saisons réussies passées sous la houlette du showrunner Scott M. Gimple, cette saison 6 laisse un goût amer. Comme si on avait fait des pas en arrières, pour retrouver ces travers que l’on croyait avoir laissé derrière nous. Que la mise en scène, par exemple, passe des choix relativement audacieux de cet automne aux effets nanardesques de ce final, personne ne semble pouvoir l’expliquer. Que l’écriture passe de l’une des introspections de personnages les plus réussies de ces récentes années de petit écran, avec un contre-message d’une intelligence vertigineuse et une construction exemplaire (Here’s Not Here), à un niveau de dialogues si calamiteux au point qu’ils semblent avoir été écrits par un gamin de douze ans, c’est là aussi une obscure constatation.


The Walking Dead apparaît comme ayant abandonné (une nouvelle fois). Et c’est bien dommage quand on voit la qualité qu’elle avait su reconquérir en 2014, probablement sa meilleure année et de loin. Aujourd’hui elle est redevenue l’ombre d’elle-même. The Walking Dead est revenue nous emmerder avec ses méchants cartoonesques sans intérêt, ses intrigues fades qu’elle s’évertue à copier sur la bande-dessinée dans ce qui semble être une mission de fan service complètement à côté de la plaque – les scénaristes ne comprenant pas que ce qui pouvait marcher sur papier ne fonctionnera pas nécessairement sur un écran de télévision – et ses personnages incompréhensibles. Si il y a six mois encore, on pouvait défendre The Walking Dead sans culpabilité, ce serait aujourd’hui un véritable cadeau empoisonné que d’en vanter les mérites. Du beau gâchis.

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