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dimanche 26 juin 2016

Orange is the New Black - Saison 4


SAISON 4 NETFLIX
Créée par Jenji Kohan
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Après un troisième acte aussi décevant qu’inepte, on attendait de Orange is the New Black qu’elle retrouve les couleurs de ses premières saisons tout en parvenant à renouveler ce qui était devenu une routine scénaristique : l’impression que les personnages et leurs évolutions avaient déjà atteint leur climax à la fin de la saison 2, complétée à celle que la création de Jenji Kohan avait « sauté le requin » plus tôt qu’on ne l’aurait prévu.


Il y a, dans cette saison 4, un semblant d’amélioration. Les scénaristes semblent toujours parvenir à dénicher des fils rouges vaguement inventifs. Pourtant, derrière la bonne tenue des intrigues, difficile de ne pas regretter la fadeur des têtes d’affiche sur lesquels la série ne semble plus avoir grand-chose à dire. Une difficulté certaine pour une œuvre qui se repose autant sur la qualité des protagonistes, et qui n’est pas sans rappeler les deux dernières saisons de son homologue masculin, Oz, dont les deux dernières années n’avaient trouvé comme moteur narratif que l’arrivée régulière de nouveaux prisonniers.
Le point fort de cette nouvelle salve d’épisodes, c’est qu’elle parvient à équilibrer deux de ses facettes avec pas mal de réussite : celle du soap lors des premiers épisodes, qu’elle assume pour la première fois totalement, et celle du mélodrame en fin de saison, avec tous les rebondissements et procédés tire-larmes qu’on était en droit d’attendre d’elle. En faisant cohabiter ces deux aspects, Orange is the New Black contente les deux extrêmes de son audience tout en se heurtant à une problématique de forme : à jouer sur tous les fronts, elle perd de sa subtilité. Les méchants sont nanardesques, les séquences émotions poussives et prévisibles – cela n’empêche pas la machine de fonctionner : entre quelques épisodes qui frôlent parfois la catastrophe, Orange is the New Black livre quelques scènes remarquables.


Difficile de prendre du recul sur une saison aussi irrégulière qu’anecdotique. Cela est certes plus réussi que l’an dernier, mais on s’inquiète que la dramédie Netflix ne se heurte bientôt à un mur : a-t-elle encore beaucoup à raconter ? Car cela commence à sérieusement tourner en rond, et on voit difficilement la prison de Litchfield parvenir à être encore pertinente en 2019 – puisqu’elle a été renouvelée jusque-là. Peut-être faudrait-il qu’elle apprenne à abandonner ou transcender ses protagonistes, dont la plupart ne sont guère plus que des stéréotypes de ce qu’ils étaient dans le pilote.

2 commentaires:

  1. J'ai pas tout à fait fini cette saison, mais elle me plait bien. La précédente aussi d'ailleurs.

    Ok, c'est moins incisif et écrit que les deux premières saisons, mais j'aime vraiment les personnages, et il y a suffisamment de monde à Litchfield (c'est le cas de le dire) pour ne pas s'ennuyer, même si certains arcs sont copiés collés sur d'autres personnages.

    Ca tourne peut-être un rond, mais ça fait des bons looping, les dialogues sont bien joués et je trouve qu'on passe sans problème des stéréotypes à des moments assez humains.

    En fait, je regarde trop de séries sérieuses en ce moment, et j'ai du mal avec les séries uniquement de comédies. Alors Orange a le parfait équilibre pour moi et me tire même de belles émotions de temps en temps (comme Elementary ou Scrubs, mais Orange est meilleure).

    Bref, tout ça pour dire que je suis d'accord (ce qui doit te faire une belle jambe), mais que jusque là, ça me va très bien :)

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    1. C'est sur que l'ambiance est plus légère que dans Oz !

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