Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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The Irishman

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The Lighthouse

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mercredi 5 octobre 2011

Melancholia





Et si Lars Von Trier n'avait pas tenu de tels propos, Malick aurait-il eut la Palme d'Or ? Et si le film avait bénéficié d'une meilleure promotion ? Et si Kubrick était encore vivant, aurait-il réalisé Melancholia ? Je vais être franc ; je n'avais jamais vu aucun film de Lars Von Trier, malgré tout le bien et le mal qu'on avait put m'en dire, mais là c'est clair : quoi qu'on dise sur sa relation avec Malick sur The Tree of Life, quoi qu'on en dise avec Spielberg et A.I., Lars Von Trier est pour Melancholia le véritable fils spirituel du metteur en scène Stanley Kubrick. On trouve dans Melancholia l'horreur de Shining, la beauté de 2001, le cynisme d'Eyes Wides Shut et les deux parties distinctes de Full Metal Jacket.
Alors déjà je voudrais dire que j'ai vu Melancholia au cinéma. Et que je le regrette pas. Parce qu'avec Melancholia, j'ai ressenti ce que je n'avais jamais ressenti, c'est un choc, je n'ai jamais autant été perturbé pendant et après un film. On en ressort choqué, littéralement bouleversé. Et je pense que ceux qui n'auront pas vu Melancholia en salle sur grand écran avec le son à fond ne comprendrons pas. Ceux qui se sont barré 30 minutes avant la fin ne comprendront pas. Parce que Melancholia prend tout son sens durant la dernière minute. Une minute horrible, terrifiante, choquante. Je tenais plus en place, je tremblai de partout, j'étais mal, ça me prenait aux tripes, je voulait fermer les yeux, je frissonnait. J'ai cru que j'allais mourir durant cette dernière minute. Mon cœur battait à cent à l'heure. C'était énorme.


Réellement, ce film est un coup de génie. Certes, on peut trouver la première heure un peu longue. Avec d'abord ces quinze premières minutes où on voit le destin tragique du film. Puis cette heure du mariage raté, qui est un changement radical par rapport à la seconde partie du film. La seconde partie du film qui est l'attente de la planète Melancholia. Je vais directement passé à la critique de la seconde partie. Le début n'a rien d'extraordinaire, mais c'est la dernière demi-heure qui prend tout son sens. Une montée en puissance de la tension jusqu'à son summum. Du jamais vu.
Mais d'un autre côté je ne peux pas dire que j'ai aimé Melancholia. Le film m'ayant mis tellement mal à l'aise. Melancholia n'est pas un film qu'on aime, car il rend terriblement malheureux, triste, pessimiste. Mais putain qu'est-ce que c'est bien foutu. Je crois que c'est l'un des rares films qui a réussi à me faire peur et à me clouer sur mon siège, et aussi à me laisser une impression aussi longue après le film.

Quoi qu'il en soit, je ne vais pas traîner en longueur sur le sujet car il n'y a qu'un seul mot pour décrire cette terreur sur musique de Wagner : Melancholia est un chef d’œuvre comme on en voit vingt en une vie.


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