Mon Top 100 des films du XXIème siècle

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dimanche 16 décembre 2012

Code Geass : Lelouch of the Rebellion - R1

SAISON 1 - MBS, TBS
Créé par Goro Taniguchi

Je me suis jeté sur Code Geass lorsqu’on m’en a fait l’éloge car il s’agit de la série animée se rapprochant le plus de Death Note. Il est vrai que c’est sans doute la vérité : un jeune génie qui se voit confier un pouvoir et s’en sert pour contrôler à sa façon le monde. Dans Death Note, Light Yagami s’en sert pour éliminer les plus grands criminels du monde, dans Code Geass, Lelouch Lamperouge s’en sert pour monter une rébellion contre l’Empire qui a tué sa mère et rendu aveugle sa jeune sœur. Pourtant sur la forme, les deux séries n’ont rien à voir : là où Death Note était presque terrifiant dans sa vision complètement pessimiste de la nature humaine, Code Geass s’avère souvent bien plus léger mais porte un intérêt bien plus important à ses personnages et aux conséquences humaines et psychologiques de l’utilisation du pouvoir de Lelouch. Dans Death Note ce sont des criminels qui meurent, dans Code Geass on a le droit à dix fois par saison à des génocides de civils, des massacres dignes de Staline et des armes de destruction massive.


Prenant place dans un présent uchronique où le Royaume-Uni a fuit son pays natal suite à son invasion par Napoléon pour l’Amérique, et où désormais règnent trois grandes puissances : l’Empire de Britannia (qui reste une monarchie), l’Euro Universe (Privilégiant la démocratie, représente l’U.E. actuelle) ainsi que la Fédération Chinoise (aux principes proches de la Chine médiévale) - qui se font la guéguerre depuis des siècles. Britannia a envahit il y a quelques années le Japon pour une ressource minière. Lelouch, un jeune lycéen britannien installé au Japon, se voit remettre un pouvoir, le Geass, qui lui permet de se faire obéir de n’importe qui. Or, Lelouch est un ancien Prince britannien déchu qui a fuit ses origines et se cache aujourd’hui avec sa sœur. Il va user de ce pouvoir pour se rebeller contre l’autorité britanienne et livrer un avenir meilleur à sa sœur.
A grande inspiration mecha (avec Knightmare Frame - des robots contrôlés par des pilotes qui sont à la base de 95% des combats dans Code Geass) mais aussi Dickienne à travers l’Univers mis en place - Code Geass peut d’abord rebuter : animation un peu repoussante au début (on s’y habitue et elle se révèle de qualité), scènes ou épisodes entiers parfois complètement déconnectés du reste de la série - trop légers en comparaison du reste qui font perdre un grain de sérieux à tout ça, ou encore personnages complètement inutiles malgré leur aspect sympathique.


Ça donne un aspect assez dérangeant à la série puisqu’à force d’alterner entre scènes légères de franche rigolade entre potes et scènes de massacres sanglants la série prend souvent une forme hybride assez étrange - et même si c’est moins marqué dans cette saison 1 (c’est d’autant plus marqué dans la 2 mais on y reviendra lors de la critique appropriée), il faut dire que c’est un poids - mais bizarrement, ce côté « cul entre deux chaises » qui brouille un peu les pistes de là où la série veut en venir est vite effacé par une fin de saison démentielle, les cinq derniers épisodes sont d’une tension et d’une puissance assez conséquente - qui rattrape facilement le début de saison difficile (ou plutôt le milieu - les trois/quatre premiers épisodes sont très biens - mais ça se gâte de l’épisode 5 à 15 à quelque chose près).
C’est ça qui fait qu’au final on garde une retenue sur Code Geass : une saison 1 qui se suit très facilement, les épisodes s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte, mais on reste au final déçu de quelques passages en dessous, ou de scènes qui auraient put être virées. Car entre un génocide de japonais et une bataille sanglante, voir un concours St-Valentin au sein d’une Académie bobo, c’est un peu déstabilisant. Quoi qu’il en soit, mis à part ces quelques moments, l’aspect complètement anti-manichéen du tout fait qu’on accroche vite - et que même si Code Geass fait parfois figure d’ersatz de Death Note, on s’en contente très bien.



Épisodes rythmés, personnages forts, intrigue plus complexe qu’en apparence, univers passionnant - Code Geass est une vraie réussite dans cette saison 1. Les derniers épisodes sont géniaux et on a qu’une envie : voir la suite. On regrettera quelques moments en-dessous mais on savoure facilement cette petite perle, qui entre une bande-originale de très haute qualité et une intrigue principale en béton armée se classe parmi les meilleurs mecha de ces dernières années. A voir sans attendre - surtout pour les fans de Death Note qui retrouveront un Light Yagami plus humain en Lelouch Lamperouge.

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