Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

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The Assassin

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Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

The Revenant

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dimanche 21 février 2016

Agents of S.H.I.E.L.D. - Saison 2 // Vikings - Saison 3


Mieux vaut tard que jamais !



SAISON 2 ABC
Créée par Joss Whedon, Jed Whedon, Maurissa Tancharoen
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La fin de la première saison d’Agents of SHIELD avait été une surprise aussi enthousiasmante qu’inattendue. Il fallait bien entendu remercier le deuxième Captain America (l’un des meilleurs films du MCU) qui avait redistribué les cartes de telle façon que la série n’en avait été que complexifiée. Cette deuxième saison avait donc la lourde tâche de continuer sur ses bases solides et de les transcender une fois de plus.

Le désavantage laissé à ce second acte était la réévaluation des attentes du spectateur. Après un tel final, elles étaient élevées. Peut-être trop. Car si la seconde saison d’Agents of SHIELD est globalement bien meilleure que la première, elle n’atteint jamais vraiment le niveau qu’elle avait dépassé à partir de Turn, Turn, Turn. Tantôt brillante et touchante (notamment grâce à la qualité de ses personnages auquel on s’était très attaché au bout des 24 épisodes), légère et sombre, électrisante et reposante, Agents of SHIELD est clairement l’un des meilleurs dramas des grands networks actuellement en diffusion – reste que ce statut n’est pas toujours totalement rempli.
Personnages secondaires parfois fades ou agaçants, intrigues pas toujours passionnante, rebondissements prévisibles… L’écriture d’Agents of SHIELD, comme celle du MCU, alterne le bon et le moins bon sans aucun motif identifiable. Mais malgré ses défauts, difficile de faire la fine bouche devant un show qui aura su se relever de ses débuts catastrophiques pour finalement se révéler bien plus attachante que les tentatives prestigieuses mais un peu vides du monstre Netflix : elle souffrira dans tous les cas éternellement de la comparaison, et c’est bien dommage.

On attendait la confirmation, on l’a eu. On aura pu espérer plus encore, qu’Agents of SHIELD sache aller encore plus loin, mais cette deuxième saison est indéniablement un divertissement plus qu’honorable qui saura ravir les fans de l’univers Marvel, mais aussi les curieux en quête d’une série d’espionnage à la saveur old school plus qu’agréable.





SAISON 3 HISTORY
Créée par Michael Hirst
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Passionnant, le parcours créatif de Vikings l’est, parce Michael Hirst a très rapidement compris ce qui faisait le succès de sa série auprès des spectateurs. Sur les bases hésitantes d’une saison 1 prometteuse qui s’intéressait principalement au choc culturel et religieux des invasions nordiques, on avait alors attendu le développement en profondeur de ces thématiques complexes. Mais ce n’était pas du goût du public, et dès sa saison 2, Vikings a fait le choix du divertissement.

C’est dans le même temps triste et malin – car si on pouvait douter du succès de la facette anthropologue du show, son rythme soutenu est presque démagogue. Le virage avait déjà été effectué en 2014, mais la troisième saison de Vikings parachève le demi-tour : elle ne le cache à personne, ce sera désormais un soap médiéval avec de la baston. Qualité d’écriture au ras des pâquerettes, dialogues insipides, personnages clichés, acteurs mal dirigés et affreuse mise en scène ; la série de History Channel n’est définitivement pas une leçon de télévision, couplant des intrigues idiotes au possible à une certaine générosité dans la narration. On ne s’ennuie pas trop, mais c’est vrai qu’il y a de quoi avoir des regrets.
Vikings ne va tout simplement nulle part, évitant bêtement toutes les possibilités (qu’elle se laisse elle-même) d’approfondir ses thématiques fondatrices, préférant se baigner dans une peinture superficielle et paresseuse de cette histoire abracadabrante aux rebondissements usés qu’elle s’est décidé à nous raconter depuis désormais deux saisons. La finalité, où est-elle ? À part un nouvel antagoniste chaque année, qu’est-ce que Vikings nous apporte ?
L’impression de tourner en rond décuple à chaque épisode, avec tous les ans une production value améliorée, de meilleurs costumes, plus de figurants et une bande-originale toujours aussi stimulante. Alors que le quatrième acte comptera deux fois plus de chapitres, on est en droit de douter des ambitions de Hirst et de son équipe.

Une saison 3 en perte de souffle, qui arrive à faire illusion avec ses belles batailles et de l’ellipse à gogo. À force de vouloir s’accrocher à son public, Vikings a oublié l’essentiel : son motif. De l’historique pour de l’historique, surtout quand celui-ci est aussi approximatif, ça n’a aucun sens. Et le motif, pas celui des auteurs, mais celui du visionnage initial, semble lui aussi peu à peu accompagner le naufrage.

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