Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

The Strangers

The Strangers

Le prodige coréen Na Hong-jin revient avec son troisième film, un polar horrifique qui évoque Friedkin et nous rappelle que le Mal peut surgir de n'importe où. Un thriller d'épouvante bouleversant dans la pur tradition kimchi. Lire plus

The Assassin

The Assassin

Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

The Revenant

The Revenant

Le monstre d'Iñarritu sort enfin dans nos salles : est-ce que ce film, annoncé comme l'un des monuments de l'année, correspondra aux attentes ? Lire Plus

vendredi 4 mai 2012

Intruders

Réalisé par Juan Carlos Fresnadillo
Avec Clive Owen, Carice Van Houten, Daniel Brühl
Film d'épouvante americano-britannico-espagnol (2012)


Résumé :
Bien qu’ils appartiennent à des mondes culturellement et géographiquement distincts, deux enfants, Juan en Espagne et Mia en Angleterre, reçoivent chaque nuit la visite d’un intrus sans visage, un individu terrifiant qui cherche à prendre possession de leur être.
Sa présence devient de plus en plus oppressante, s’immisçant petit à petit dans leur quotidien et celui de leurs proches. L’angoisse atteint son paroxysme quand leurs parents deviennent eux aussi témoins de ces apparitions.
Intruders est une production americano-britannico-espagnol avec un casting britannico-germano-neerlando-hispano-neozelandaise. Bref, autant le dire tout de suite : on trouve de tout dans Intruders, sorte de film d'horreur lorgnant parfois du côté de cinéma d'horreur glauque espagnol, du gothique anglais, de la banalité américaine. Intruders est donc un film bâtard - sans attache, mêlant tout et n'importe quoi, mais non pas exempt de qualité même si il faut fouiller quand même un peu.


Je suis un grand fan de Clive Owen et de Daniel Brühl. Et j'attendais Intruders avec une certaine influence et même si je l'ai loupé en salles, j'ai put me rabattre sur d'autres moyens qui n'intéressent ni vous, ni moi. Alors, pour en revenir à mon propos, quand on voit un casting de film d'horreur réalisé par un espagnol assez talentueux avec un casting pareil, l'attente est grande, mais au final la déception le fut tout autant. Car il est clair et certain qu'Intruders ne terrifie jamais, ne prends jamais aux tripes, et n'arrive même pas à faire sortir ses personnages de leur banalité psychologique et caractériel - sans profondeur, caricaturaux, des coquilles vides. Passé cela, il est à noter qu'il y a une mise en scène maîtrisée - une connaissance des plans, de la photographie, et une mise en place de l'atmosphère évidente même si le montage finale (totalement foireux) fait perdre un peu de sa consistance au nouveau film de Fresnadillo. Ce type est doué, et même si 28 semaines plus tard était une merde bien camouflée, il y avait là aussi une maîtrise
Et en plus de post-producteurs qui seraient plus utiles dans d'autres corps de métiers, il est à noter que le scénario d'Intruders est des plus classiques, alignant clichés sur clichés - et dès qu'il y a une bonne idée, on l'efface pour une nouvelle série de caricatures qui finissent par faire prévoir en partie la fin - il y a un semi twist pas si con mais pas si utile.


Le film de Fresnadillo est donc une évidente déception. On ne flippe jamais, on ne s'attache pas aux personnages, Clive Owen - principale attraction du tout - est absent (il paye comme nous tous des impôts), et le scénario est convenu et se ferait passer parfois pour un film d'horreur pour enfants (absence de gore ou de torture psychologique, ainsi que de suspense, le monstre sous le placard... et au final un film qui est plus fantastico-religieux qu'autre chose). Navet ? Pas loin. Intruders étant au final plus un film marketing d'horreur classique, que ce que je pensais être avant sa sortie un film ambitieux psychologique à influence hispanique. A éviter en tout cas.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire