Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

The Strangers

The Strangers

Le prodige coréen Na Hong-jin revient avec son troisième film, un polar horrifique qui évoque Friedkin et nous rappelle que le Mal peut surgir de n'importe où. Un thriller d'épouvante bouleversant dans la pur tradition kimchi. Lire plus

The Get Down

The Get Down

Nouvelle création Netflix, chapeautée par le réalisateur Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Gatsby Le Magnifique...) qui, avec l'un des plus gros budgets de l'histoire à la télévision (10 millions l'épisode !) s'intéresse à la naissance du hip hop. Lire plus

Stranger Things

Stranger Things

Stranger Things est la nouvelle création originale de Netflix, un hommage à peine camouflé aux classiques de Steven Spielberg, John Carpenter et Stephen King. Les Goonies façon The Thing, pour l'une des meilleures séries du service de VOD à l'heure d'aujourd'hui. Lire plus

Les 5 ans du Blog

Les 5 ans du Blog

A l'occasion des cinq ans du blog, j'organise une série de mois thématiques. Je m'intéresserai à de nombreux genres de films et cinéastes, au travers de critiques, analyses, dossiers, tops et retrospectives. Lire plus

Game of Thrones

Game of Thrones - Saison 6

Après un cinquième acte légèrement décevant, la série phare de HBO fait son comeback d'entre les morts avec une sixième saison palpitante et vibrante. Dix épisodes avec quelques failles, mais qui au final laissent une impression durable avec certaines des scènes les plus mémorables de la série. Lire plus

The Assassin

The Assassin

Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

Warcraft

Warcraft

L'intéressant Duncan Jones se voit confié la lourde tâche d'adapter l'une des sagas vidéoludiques les plus emblématiques des années 2000, avec la mission de vulgariser un univers pas vraiment adapté aux novices. Réussite ? Lire plus

Elle

Elle

Après des années d'absence, Paul Verhoeven fait son grand retour, en France, avec Isabelle Huppert. Un thriller froid et malsain, la rencontre de deux univers en un choc inoubliable. A ne pas manquer. Lire plus

The Expanse

The Expanse - Saison 1

Syfy adapte la saga de James S.A. Corey : The Expanse est un Game of Thrones spatial passionnant et l'une des meilleures surprises télévisuelles de l'année échue. A voir absolument. Lire plus

The Leftovers

The Leftovers - Saison 2

Nouvelle saison du drama métaphysique de HBO des mains de Damon Lindelof. Après une première saison de divisions, cette nouvelle itération semble faire l'unanimité... mérité ? Lire plus

Mad Men

Mad Men - Intégrale

Après sept ans de bons et loyaux services, Mad Men, dernier grand classique de la télévision américaine, s'achève enfin sur AMC. Prenant la suite de plusieurs saisons incroyable, les derniers épisodes auront-ils été à la hauteur des attentes placées en eux ? Lire plus

The Magicians

The Magicians - Saison 1

Adapté de la saga Les Magiciens, The Magicians est la nouvelle création de la chaîne Syfy. Un Harry Potter version dépressif et une magnifique introspection du mal-être du passage à l'âge adulte. Brillant. Lire plus

Fargo

Fargo - Saison 2

La nouvelle saison de l'incroyable surprise télévisuelle de 2014. Fargo saison 2 reprend la même recette mais change les ingrédiens : résultat, c'est aussi bien voir encore mieux. Énorme. Lire plus

The Revenant

The Revenant

Le monstre d'Iñarritu sort enfin dans nos salles : est-ce que ce film, annoncé comme l'un des monuments de l'année, correspondra aux attentes ? Lire Plus

jeudi 5 juin 2014

Chaque soir à neuf heures (1967)


CHAQUE SOIR À NEUF HEURES (1967)
RÉALISÉ PAR JACK CLAYTON
AVEC DIRK BOGARDE, PAMELA FRANKLIN, MARGARET BROOKS

Quand on se renseigne sur Jack Clayton, on tombe souvent sur la même descriptions : réalisateur spécialisé dans les adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires. Ainsi sa longue mais peu intense carrière verra entre autres naître deux films majeurs : Les Innocents, en 1961, et la première adaptation de Gatsby le Magnifique avec Robert Redford en 1974. Chaque soir à neuf heures (Our Mother's House en VO) est la transposition sur écran d'un roman de Julian Gloag, racontant comment sept gamins tentent de survivre après la mort de leur mère malade, qu'ils vont garder secrète aux yeux du monde. La seule tête connue du casting est celle de Dirk Bogarde, qui avait d'ailleurs été au centre de la distribution du film au moment de sa sortie, et ce malgré la présence de quelques acteurs plus ou moins célèbres au sein de la fratrie : Pamela Franklin, Mark Lester et Phoebe Nicholls.


Malgré sa violence psychologique et même parfois, physique, Chaque soir à neuf heures est un film très sobre. Clayton filme sans jugement le quotidien de ses personnages, évitant les effets trop appuyés - ainsi Chaque soir à neuf heures évite constamment le tire-larme ou les effets chocs qui auraient sans doute nuit à sa force. Mais ce qui frappe encore plus que la mise en scène objective de Clayton, c'est la qualité du casting : c'est bien simple, on a rarement vu un casting d'enfants aussi réussi et aussi magnifique dans toute l'histoire du cinéma. Malgré leur grand nombre, la direction d'acteurs impressionnante parvient à créer de l'attachement pour chacun d'entre eux. On pense bien sur à Nobody Knows de Kore-eda, tant le sujet du film et la performance des acteurs lie ces deux productions pourtant opposées géographiquement et temporellement, mais Chaque soir à neuf heures semble pointer d'autres thèmes, celui de l'opposition de deux mondes (celui des adultes et celui de l'enfance), celui du rôle de mère, sans oublier des aspects qui rappellent directement Sa Majesté des Mouches de William Golding.
Si la première partie du film, complètement bouleversante, est plus forte que la deuxième, plus convenue et qui manque parfois de puissance, le fabuleux final du film parachève ce qui est l'une des plus grandes injustices qui puisse exister au cinéma. Injustice ? Oui, car Chaque soir à neuf heures n'a pas la réputation qu'il mérite, aujourd'hui quasiment introuvable, jamais édité en DVD, et invraisemblablement considéré comme mineur dans la filmographie de son réalisateur, il ne fait pourtant nul doute que l'on a affaire à un grand film. À un grand film inconnu, certes, mais à un grand film.


Un peu comme la fabuleuse bande-originale de Georges Delerue composée pour le film, Chaque soir à neuf heures c'est classique, sobre, touchant, mais jamais mièvre ou envahissant. Les émotions glissent lentement vers le spectateur, c'est beau et c'est souvent à pleurer, mais c'est surtout un plaisir non dissimulé de voir des jeunes acteurs aussi bien dirigés pour un drame des plus recommandables. À découvrir et à redécouvrir.

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