Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

samedi 20 juin 2015

Orange is the New Black - Saison 3


SAISON 3 NETFLIX
Créée par Jenji Kohan

-------------

Après deux très bonnes premières saisons, Orange is the New Black est devenu l’un des rendez-vous annuel préféré des amateurs de série : personnages passionnants, fraicheur des intrigues mêlée à des évolutions plus pessimistes – la série de Jenji Kohan était surement devenue l’une des œuvres les plus humaines de la télévision, et ce en s’intéressant à des femmes théoriquement dangereuses, pour elles-mêmes et pour les autres.


C’était intéressant car Orange is the New Black se servait de la personnalité de ses protagonistes – de leurs défauts et de leurs qualités – pour les amener à ce qui semblait être pour le spectateur une véritable fatalité, alors que les scénaristes s’essayaient avec finesse à faire mentir le destin. Le problème de cette saison trois c’est qu’elle dit au revoir à toute forme de subtilité, prenant parfois presque une forme d’allégorie absurde où les personnages interagissent selon le cahier des charges du pilote : les contrôlés deviennent contrôleurs, les exclus s’intègrent, et cetera. Tout en devient profondément prévisible, et par conséquent ennuyant, car en plus de ne jamais surprendre sur la destination, Orange is the New Black se repose aussi sur sa forme. Il n’y a plus de vie, plus d’idées, ou alors très mal exploitées (parfois qui plus est handicapées par une mise en scène affligeante).
L’autre gros problème cette année, c’est l’introduction des arcs, et l’introduction de leurs résolutions ou rebondissements. On sait rapidement où les scénaristes nous emmènent, ils font d’ailleurs du surplace pendant plusieurs épisodes avant de brutalement embrayer sur un élément déclencheur sorti de nulle part, comme si on venait de faire un bond dans le temps. Les évolutions sont saccadées, peu crédibles, et finalement incohérentes. C’est dommage car le format de diffusion de Netflix permet justement une construction au long terme plus solide, se basant sur la continuité.
Une troisième saison qui voudrait apparemment parler de religion et de croyance. Vaste terrain épineux qui aurait mérité l’écriture des années passées, mais l’instabilité qualitative de la série et son casting plus que jamais en dents de scie auront fini d’endormir le spectateur dans des arcs inaboutis, accumulations de choix trop soudains et de tentatives d’humour ou d’émotion lourdingues.


Orange is the New Black vient-elle de sauter le requin ? L’affreuse avant-dernière scène de l’ultime épisode est peut-être son arrêt de mort. Dans tous les cas, on croise les doigts pour que ce cru 2015 ne soit qu’un passage à vide et non la saison de trop. A oublier très vite.

0 commentaires:

Publier un commentaire