Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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The Irishman

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dimanche 26 juillet 2015

Wayward Pines - Saison 1


SAISON 1 FOX
Créée par Chad Hodge
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Annoncée courant 2013, il aura fallu deux ans à Wayward Pines pour arriver sur les ondes. Adaptation d’une trilogie écrite par l’américain Blake Crouch dont elle recouvre l’ensemble des trois volumes en dix épisodes, elle signe surtout le premier essai du réalisateur M. Night Shyamalan sur petit écran qui, après plusieurs échecs successifs au cinéma, se rapproche ici de ce qui avait pu faire le succès de ses premiers films : des thrillers mystérieux situés quelque part entre le fantastique et la science-fiction.


Dès le début de la promotion de Wayward Pines, il était impossible de ne pas penser à Twin Peaks : le concept, l’ambiance, et même le décor – c’est une influence qui a toujours semblé assumée par Chad Hodge et Shyamalan, mais ceci seulement lors des premiers épisodes. Assez rapidement, et de façon définitive à partir du fameux cinquième épisode, Wayward Pines prend une direction tout à fait nouvelle : on passe de Le Prisonnier à The Mist, en passant par Lost et The Walking Dead. Wayward Pines s’aventure dans de nombreuses directions, alterne entre le thriller mystérieux mindfuck, le film d’espionnage, la science-fiction et le fantastique.
Des changements de genre qui s’opèrent par des rebondissements nombreux : Shyamalan a toujours été connu pour ses twists, et s’il n’est pas à l’origine de ceux présents ici (déjà existants dans les livres), il sait comment amener une révélation. Sa narration elliptique et décousue s’adapte parfaitement au format télévisuel, et si l’intrigue renferme des passages plus faiblards, l’intérêt est quant à lui sans cesse relancé. C’est la qualité principale de la série : surprendre, interroger et cultiver secrets et questions en y apportant au final une réponse crédible.
Wayward Pines déçoit pourtant de plusieurs points de vue : sa forme, déjà, très conventionnelle et finalement répétitive, elle s’épargne tout effet de style. Le mystère ne se transmet que par la narration, jamais par l’image. L’autre échec de la série c’est son final. Pas sa toute fin, qui fait effectivement débat mais dont le second degré et l’humour très noir apparaissent presque comme un clin d’œil amer plutôt enthousiasmant, mais ses derniers épisodes, très superficiels et effaçant toutes les interrogations possibles pour les substituer par de l’action nerveuse pas vraiment raccord avec les premiers épisodes.


Wayward Pines est une série qui a su intelligemment évoluer et se renouveler. Malheureusement en tirant un trait sur la subtilité de ses premiers pas, sa deuxième partie est un fourre-tout un peu indigeste, certes indispensable, mais qui aurait bénéficié à être traité moins frontalement, ou avec davantage d’ambiguïté. Et là où elle aurait pu se classer en référence du genre, Wayward Pines ne restera qu’un mystery show estival agréable, bien meilleur qu’un Under the Dome en comparaison, mais finalement assez anecdotique.

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