Mon Top 30 des films de 2019

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vendredi 9 septembre 2011

Bad Boys

Si Mike Lowrey est un séducteur invéteré, héritier d'une fortune et policier par passion, son collègue et ami Marcus Burnett est un homme rangé, marié et père de famille. Leur amitié ne les empêche pas d'avoir des méthodes parfaitement différentes. Mais la disparition de cent kilos d'héroine, dérobés dans les locaux mêmes de la brigade des stups, va leur faire oublier leur concept sur la façon d'exercer leur métier, pour se lancer a la poursuite des voleurs.

Date de Sortie : 5 Juillet 1995
Réalisé par Michael Bay
Avec Martin Lawrence, Will Smith, Tea Leoni
Film americain
Durée : 1h59

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C'est en 1995 avec Bad Boys que Michael Bay a commencé sa célèbre carrière de metteur en scène qui lui a valu le statut et la réputation de réalisateur autiste misogyne fan de Boum boum. Pour les incultes, on lui doit Rock (son meilleur film), Armageddon, The Island, Transformers ou encore Pearl Harbor. En gros, à part Rock, une belle liste de navets. C'est donc le succès commercial de Bad Boys qui a amené super-Bay à la semi-gloire.

Sorte de buddy movie pas très assumé, à mi chemin entre le sérieux de L'Arme fatale et le comique du Flic de Beverly Hills, on sent la patte très 90', très Bruckheimer (ici producteur), dont le style de mise en scène est bien reconnu (le grain de l'image, les répliques, les acteurs, les méchants et l'histoire pas très original). Le film est en partie inspiré de la mythique chanson d'Inner Circle Bad Boys qui a été rendu célèbre pour ouvrir le générique de la série COPS. Petit problème : on entend la chanson qu'à la fin, j'aurai bien aimé que ça soit un thème principal parce que la bande-original de Bad Boys fait un peu mal aux oreilles, même si elle est bien utilisée.


Michael Bay a un sens de l'action presque innée, c'est certain. Il  est l'un des seuls metteurs en scène hollywoodien a réussir avec autant de brio ses scènes d'action, impressionnantes et funs, devenus clichés tellement elles sont cultes mais elles ont initié le genre à elles seuls. Bad Boys est une suite de ce genre de scènes, parfois ridicules mais rarement chiantes, ce qui est rare pour un film d'action avec un scénario de téléfilms (drogue volée -> deux flics noirs -> 72 heures -> témoin sexy à protéger -> scène finale avec des étrangers).

Au casting on a donc un panel d'acteurs inconnus ou pas très prometteurs, mais qui ont tous eut droit à une carrière bien fournie : Will Smith en tête, sortant de quelques comédies banales et du Prince de Bel-Air, Martin Lawrence venant lui aussi de la télévision avec Martin mais aussi de quelques films dont le Spike Lee Do the right thing (révélation du réalisateur), et enfin, Tea Leoni, devenue inconnue depuis mais qui a eut une semi-période de gloire de Bad Boys à Braqueurs Amateurs puisqu'elle a tournée dans Jurassic Park mais aussi avec Bay, Jim Carrey, Nicolas Cage, Woody Allen, Ben Kingsley ou Al Pacino durant cette période.

Bon, pour en revenir à Bad Boys plus que les révélations engendrés par le film, il faut dire que c'est quand même assez con. Scénario complètement raté, mise en scène sympa et sens de l'action, acteurs très moyens (Will Smith-Martin Lawrence ne m'a vraiment pas enchanté, OK ils sont black, mais le lien passe pas entre eux), à part Tea Leoni qui s'en sort plutôt bien, bande-originale (si on excepte le tube d'Inner Circle) un peu lourde. Bref, c'est fun, mais ça devient rapidement risible et l'originalité quasi-inexistante du scénario reste un handicap majeur qui casse complètement le film d'un point de vu technique/cinéphile.


Bad Boys est devenu mythique avec le temps pour tout fan de l'action qui se respecte. Pour les autres, à part quelques scènes sympathiques, c'est vite fait vite oublié : rien d'original et que du déjà-vu. On est vite overdosé, et peu de choses sauvent le film du ratage complet.

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