Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

lundi 23 juillet 2012

Laurence Anyways

Réalisé par Xavier Dolan
Avec Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Nathalie Baye
Drame québécois (2012)
Résumé :
Laurence Anyways, c'est l'histoire d'un amour impossible. Le jour de son trentième anniversaire, Laurence, qui est très amoureux de Fred, révèle à celle-ci, après d'abstruses circonlocutions, son désir de devenir une femme.
Si les précédentes réalisations de Xavier Dolan étaient loin d'être exemptes de défauts (Les Amours Imaginaires et J'ai tué ma mère), il était évident que le jeune réalisateur (âgé de seulement 23 ans, rappelons le) était l'un des talents à suivre. Et pour le coup, c'est une surprise qu'il atteint déjà son apogée avec sa troisième réalisation : Laurence Anyways, conte coloré et désenchanté sur l'histoire d'un jeune homme qui déclare à sa petite amie qu'il veut se travestir. Les 2h40 sur lesquelles s'étendent le nouveau Dolan passent en une demi-heure.


Alors, peut-être que Laurence Anyways n'est pas parfait, on sent encore que Xavier Dolan peut faire mieux et que le tout a encore quelques défauts. Mais ce n'est pas là que Laurence Anyways se définit : le tout est coloré, avec des séquences musicales absolument déconcertantes de beauté et d'hypnose (à noter la bande-originale, disons-le, parfaite), des acteurs incroyables, des scènes prenantes, le tout étant à la fois décalé et d'un réalisme dérangeant. Drôle, lunatique, hypnotique, si certains trouveront des longueurs, il est évident qu'une fois entrée dans Laurence Anyways on en sort plus, durant 2h40 d'envol, redorant une nouvelle fois le blason du cinéma québécois souvent sous-estimé.
De bout en bout, le nouveau Dolan fascine, avec son aspect rétro et complètement détaché de toute référence qui en font une grande réussite, portant sur un sujet bizarrement rarement évoqué au cinéma, celui de la transsexualité. Laurence Anyways se révèle magique, enchanté, et porte son casting à des hauteurs qu'on imaginait pas : Melvil Poupaud, incroyable, secondé par une Suzanne Clément, charismatique, une Nathalie Baye méconnaissable mais excellente ainsi que Monia Chokri, révélée dans Les Amours Imaginaire et qui confirme ici son talent.


Porté par la main d'un futur maître, Laurence Anyways laisse une empreinte indéfectible dans l'esprit de chacun : de par ses scènes d'une grande beauté, son aspect rétro musical-coloré qui lui est unique, mais aussi purement et simplement parce qu'il s'agit d'un des plus beaux films de ces dernières années, et dans la sélection Cannoise, bien plus original et touchant qu'un De rouille et d'os plus que décevant. Tout simplement grandiose.

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