Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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lundi 9 mars 2015

Togetherness - Saison 1


SAISON 1 HBO
Créée par Jay & Mark Duplass, Steve Zissis
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Il va vraiment falloir que HBO commence à se remettre en question concernant ses formats courts. Il y en a des bons, et même des excellents – ces derniers en constituent même la majorité – mais que des séries aussi insipides et peu ambitieuses que Togetherness soient diffusées sur la chaîne à l’origine de The Wire ou de The Sopranos, cela fait quand même se poser des questions d’importance. Silicon Valley est drôle, Looking est belle, Getting On est grinçante, mais Togetherness n’est rien du tout : cette première création télévisuelle des frères Duplass, cinéastes américains indés bien comme il faut, dont la filmographie n’a jamais été un modèle de réussite malgré qu’elle soit étonnement bien remplie, raconte les déboires d’un couple en pleine crise de la quarantaine. Qui a dit Married ?


Togetherness ne démarre pas trop mal : on découvre avec une légère déception ces personnages et leurs questionnements intérieurs, mais ça a le mérite de se laisser regarder. Puis, peu à peu, ils commencent à agacer, avant d’énerver complètement. Un peu comme Girls, tiens, en moins prononcé – on est encore loin des envie de meurtre. L’ensemble ne raconte pas grand-chose, que ce soit narrativement, sensitivement, visuellement. Il y a un vague décryptage du temps qui passe, du mariage en crise, mais ce n’est ni original, ni bien traité, et finalement, si l’on excepte la superbe séquence musicale finale (qui ne rattrape pas tout, n’exagérons rien), l’ensemble se révèle globalement vide d’intérêt.
Ce n’est pas une catastrophe complète, Togetherness est plutôt correcte, mais bon quoi ! It’s not TV, it’s HBO, c’est passé où, ça ? La chaîne produit encore des séries hors du commun, moins révolutionnaires qu’à une époque, certes, mais cela ne change rien le fait que Togetherness n’a finalement rien à faire ici.



Plate, sans ambition, fade, ennuyeuse et surtout prétentieuse dans ses effets. Tu prends tout ce qui peut être gavant dans la sphère indé US et tu le condenses en huit épisodes d’une demi-heure : voilà ce que c’est Togetherness. Avec en plus de ça un casting improbable – où les metteurs en scène se dirigent eux-mêmes – et vraiment insupportable, des personnages mal écrits et des problèmes de rythmes aberrants, et ça donne ce qu’on appelle un grand raté. Le pire dans tout ça ? La série aura droit à une deuxième saison qui, espérons-le, sera la dernière.

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