Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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jeudi 25 juillet 2013

|Semaine coréenne| Jour 4 : Public Enemy, de Kang Woo-suk (2002)


Chaque jour, et ce pendant une semaine, découverte d'un film sud-coréen que je n'avais jamais vu avant.

Je savais pas à quoi m'attendre en me lançant dans Public Enemy. De Kang Woo-suk, je ne connaissais de nom que sa saga Public Enemy et le fameux Silmido. En tête d'affiche, un acteur que je connaissais de nom, Sol Kyung-gu, et un autre dont j'ignorais l'existence, Lee Sung-jae. Pour résumer le pitch rapidement, Public Enemy c'est un thriller entre un flic ripoux et un meurtrier qui a tué ses deux parents pour une histoire d'argent. Et à vrai dire, je ne m'attendais pas à ce que le film de Kang Woo-suk soit une comédie. Public Enemy joue tout le temps dans la dérision, dans un second degré constant, jamais Kang Woo-suk ne prend son film au sérieux, et c'est ça qui le différencie de Memories of Murder ou The Chaser qui, s'ils laissaient place à un peu d'humour, restaient sur un ton sérieux voir grave. Là on est clairement face à un film détente qui a pour principale ambitieux de divertir dans le sens premier du terme, et de faire rire.


J'étais pas très convaincu par la première demi-heure (le film dure quand même 2h20!), mais ensuite, quand on rentre dans le tripe un peu particulier du film, ça reste plutôt amusant. Y a deux trois éléments dont on ne comprend pas l'intérêt, mais ça se laisse suivre. Le final est lui un peu trop calibré, sans surprise ni fulgurance, et finalement on se rend compte qu'on en attendait peut-être plus. Les retours que j'avait lut sur le film était pour la plupart dithyrambique mais au final j'ai plus l'impression d'avoir vu un film fun de qualité plutôt qu'une véritable claque comme peut en livrer régulièrement le cinéma coréen. Après, les acteurs sont tous excellents, les répliques fusent et amusent plus d'une fois (la tirade « Les voyous vivent dans le monde des voyous... » m'a complètement achevé), ça reste plutôt bien tourné et il y a quelques très beaux plans...


Mais il manque quelque chose. Peut-être l'étincelle de génie qui aurait fait passer ce thriller divertissant au stade de véritable merveille. Ça passe le temps mais on se rend compte rapidement que le film de Kang Woo-suk est vite oubliable. Y a de bonnes choses, et ça reste un bon film, mais on aurait aimé un scénario plus survolté et peut-être d'avantage d'ambition. On reste face à un Dirty Harry au Kimchi, dans les règles de l'art : ironie, personnages charismatiques, sens du thriller évident, imperfections qu'on efface sans problèmes, mais je ne suis pas totalement emballé.

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