Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

The Strangers

The Strangers

Le prodige coréen Na Hong-jin revient avec son troisième film, un polar horrifique qui évoque Friedkin et nous rappelle que le Mal peut surgir de n'importe où. Un thriller d'épouvante bouleversant dans la pur tradition kimchi. Lire plus

The Assassin

The Assassin

Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

The Revenant

The Revenant

Le monstre d'Iñarritu sort enfin dans nos salles : est-ce que ce film, annoncé comme l'un des monuments de l'année, correspondra aux attentes ? Lire Plus

mercredi 22 juin 2011

A armes égales

Réalisé par Ridley Scott
Avec Demi Moore, Viggo Mortensen

Il m'arrive de moins en moins de regarder les films diffusés à la télé, surtout depuis que je suis en internat. A la différence des films diffusés le dimanche sur France 2 ou autre chaîne qui s'amuse à diffuser un "bon film", ou plutôt un "film connu" cette soirée précise. Or, je suis désormais en vacances, et j'ai put redécouvrir le plaisir de voir un film chaque soir. J'ai feuilleté le programme TV, et là je tombe sur un film : A Armes égales, alors je me dit : oh ça c'est un truc avec JCVD ou Steven Seagal! Et je vois que non : Demi Moore (Des Hommes d'honneur, Ghost) et Viggo Mortensen (A History of Violence, La Route, Le Seigneur des Anneaux) au casting. C'est alors que je regarde le nom du réalisateur : et là, choc temporel cytoplasmique : Ridley Scott. Ridley Scott, qu'on ne présente plus après tant de films mythiques dont Blade Runner, Gladiator ou Alien le huitième passager ne sont que des exemples comme les autres. Alors je lit le scénario : il est question d'arabes, de femmes, et d'armée. Mais merde quoi! C'est son frère Tony Scott qui a écrit le script ou quoi ?? Oui parce qu'il faut préciser que Tony Scott est le frère de Ridley, et est aussi un réalisateur (ils ont d'ailleurs fondé une société de production Scott Free Prod.), et est auteur d'un certain nombre de films, qui dans les années 1990 étaient le plus souvent des films patriotiques sur l'armée américaine/les marines/l'armée de l'air...Enfin voilà. Les plus célèbres sont USS Alabama, Top Gun, Ennemi d'état, Spy Game ou bien Jours de Tonnerre. Il est à noté que ses derniers films remontent le niveau de ces productions dont le nom donne déjà tout une série de scènes cultes et de morales pro-américaines (dans ses derniers films, on a par exemple L'Attaque du Metro 123, Déjà vu ou Man on fire; on peut même trouver des bons films dans ses plus vieux, je pense à True Romance et Le flic de Beverly Hills 2).

Et oui, c'est une femme!
Donc pour en revenir à Ridley Scott, c'est là ce qui m'a étonné : il réalise ce qui aurait put être fait par son frère...bon on va dire que c'est un projet personnel. Il paraitrait même que Ridley a dut payer des plans de USS Alabama à Tony pour les besoins des scènes sous-marines. Expliquons maintenant l'intrigue : à la suite d'un mini-scandale, une vieille dame convainc l'armée américaine d'engager une femme dans le plus dur programme d'entraînement du monde. Donc elle y va, et elle s'entraîne. Le film raconte en gros ça, et durant 15 minutes, on a la présentation de l'intrigue, pendant près d'une heure trente on a l'entraînement, et enfin le reste des 2h10 est consacré à une terrible mission finale contre bédouins ou autres arabes cagoulés. Pas que je ne trouve ce genre de film déjà vu au moins... 7854505998 fois mais c'est quand même vachement banal, et on essaye de donner au film une pseudo-morale engagée politique en mettant une femme dans cette histoire cousue de fil blanc. La mise en scène, trop classique pour prêter attention, n'apporte rien malgré la présence d'un génie (? on se demande...) derrière la caméra. Le duo Moore-Mortensen est plutôt bien choisi et ça fait partie des rares choses qui sauvent un film perdu d'avance. Il manque aussi un Hans Zimmer à la composition, la musique de Trevor Jones en faisant un simple pastiche sans originalité. Bon, au final, A armes égales n'est pas le gros navet auquel on pourrait s'attendre, mais simplement un film mineur et médiocre dans la filmographie d'un réalisateur excellent en perte de rythme. Je n'irais pas jusqu'à étiqueter le film "A éviter", mais il faut dire que ça ne casse pas trois pattes à un canard. Faute à un script réchauffé sans originalités ?

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire