Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

dimanche 4 novembre 2012

Hell on Wheels - Saison 1

SAISON 1 - AMC
Créé par Joe et Tony Gayton

Difficile de parler de Hell on Wheels sans évoquer la chaîne AMC – créatrice notamment de Mad Men, Breaking Bad et plus récemment de The Walking Dead qui s’est ainsi lancée dans une quatrième série « phare » dans l’exemple de Hell on Wheels, qui prend place après la Guerre de Sécession aux Etats-Unis, suivant le personnage de Cullen Bohannon, sudiste en quête de vengeance et qui rejoint Hell on Wheels, ville placée sur les rails d’une future ligne qui transitera l’Est et l’Ouest des Etats-Unis. Le pitch de départ est très classique (le cowboy en quête de rédemption), et finalement on remarque que la série l’est à peu près autant – les intrigues figurant la lutte des classes (puisque, petit point culture, l’esclavage a été aboli à la fin de la Guerre par Lincoln) entre noirs et blancs, entre irlandais et américains, entre sudistes et nordistes, sont finalement globalement déjà vus mais pourtant, Hell On Wheels parvient à captiver – pas nécessairement par son intrigue, mais surtout en la personne de Anson Mount qui insuffle une telle classe et un tel charisme à son personnage qui tient au final la série sur ses épaules au niveau du casting, car il faut l’avouer, beaucoup de seconds rôles sont soit très bien interprété, soit confiés à des acteurs battant de l’aile.


Point fort de la série, et pas des moindres : sa mise en scène. Parfois digne d’une série HBO de haute qualité, faut dire que dès le premier épisode, l’ambiance est posée : les décors, somptueux, sont magnifiés par des couleurs finement choisis, des costumes déments, des plans séquences de ouf, et surtout une bande-originale qui envoie littéralement – mention spéciale à une scène du premier épisode, montrant l’arrivée de Bohannon à Hell On Wheels, multiplications de long travelling et de superbes images avec une superbe musique en fond sonore.
Mais au final, on se rend compte que les quatre premiers épisodes, malgré la superbe mise en scène, qui si elle a ses temps forts comme ses temps faibles – et donc ses moments de bravoures et de faiblesse - reste quand même magistrale, sont finalement assez simplets : intrigues pas forcément palpitantes et direction artistique parfois au bord du gouffre (étrange pour AMC – à part si on prend The Walking Dead). Et on se dit : mais si ça dure comme ça tout le long je crois que ça va m’embêter. Questionnement lourd mais néanmoins justifié. Heureusement Hell on Wheels prend une autre tournure à partir de l’épisode 5 : les épisodes, auparavant rarement stressant, ont désormais une tension sans cesse renouvelée, des cliffhangers souvent excellents, et un étoffement de l’intrigue et des personnages qui n’est pour déplaire à personne.


Si bien qu’à la fin de la Saison 1, on se rend compte qu’on aime Hell on Wheels, pas forcément comme on aime un Game of Thrones ou un The Wire, mais plutôt une sorte de lien amicale, une série qui si elle a de nombreux défauts (acteurs pas toujours convaincants, sauf Anson Mount, quelques longueurs, intrigues secondaires inutiles), on prend quand même beaucoup de plaisir à la retrouver à chaque épisode, et qui est finalement bien au-dessus des espérances qu’on avait fixées au début de saison après les premiers épisodes.
Qu’importe, Hell on Wheels ne fera des heureux que pour ceux qui ont le courage de finir la Saison 1, tant la série se révèle attachante et parfois bien plus profonde qu’elle ne pourrait le paraître sur la lutte des classes. Si le tout reste globalement classique dans sa construction, et que parfois les espoirs que l’on voit apparaître quand à l’avenir de l’intrigue sont réduits en cendres, on peut dire que ça reste une série de qualité qui pourrait, si son évolution se poursuit, atteindre des niveaux de qualités inespérés.


0 commentaires:

Publier un commentaire