Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

mercredi 7 novembre 2012

The Walking Dead - Saison 1

SAISON 1 - AMC
Créé par Frank Darabont, Robert Kirkman

AMC tenait pourtant dans The Walking Dead un sujet en or : la survie d’un groupe après une invasion de zombies ayant ravage la planète entière. Pourtant, The Walking Dead, très rapidement, se rapproche plus d’un Terra Nova ou d’un Falling Skies que d’un Game Of Thrones – effectivement, on enchaîne clichés sur clichés, personnages caricaturaux sur personnages caricaturaux, moments niais sur moments niais, et finalement certains personnages deviennent insupportables (bizarrement c’est quasi-exclusivement le casting féminin qui, finalement un peu comme toutes les séries AMC, est juste horrible et serait presque à vous en dégoûter de la série). Lori on a vite fait de vouloir l’étrangler, la blondasse qui-ne-sert-à-rien à part se plaindre, on a juste envie qu’elle se fasse dévorer par une horde de zombies, sans parler de celle qui se fait « battre » par son mari (oui faut bien un propos féministe dans l’affaire, hein) et aussi le gosse de Rick qui est tout simplement trop con. On ne s’étalera pas sur le cas de Carlos (jamais sut son vrai nom – je parle du barbu avec tout le temps une chemise hawaïenne et qui tient une carabine comme si c’était une canne à pêche), dont la conclusion lors de la saison 2 fut pour beaucoup un soulagement – et toi, si tu lis cette critique et que tu m’engueule parce que je viens de spoile, ne t’en fais pas, c’est surtout pour inciter quelques uns d’entre vous qui ont abandonné à la fin de la saison 1 pour dire que la saison 2 vaut aussi pour ça : voir mourir quelques uns de ces persos casse-burnes.


Pourtant The Walking Dead Saison 1 (omettons la deux, c’est encore autre chose) a ses moments de gloire : la scène du char, ou la séquence d’ouverture de l’épisode 1, ainsi que des personnages kiffants (Darryl en tête, suivi de Shane ou Glen). Mais ça ne fait pas tout et on sent rapidement la lassitude nous emmener. La lassitude, pas l’ennui. Car The Walking Dead (Saison 1 tout du moins) n’est pas ennuyeux. C’est juste que passé cinquante « Je t’aime. », « Pas d’enfants dans un monde comme ça. », « Je crois qu’il m’aime pas. », « Bonne chance. », on a finalement l’impression de se retrouver dans un Plus Belle la Vie vs Zombies, sans aucune exagération – la vie du camp étant parfois bizarrement déconnectée de l’invasion pendant deux, trois, quatre, cinq, … huit épisodes (voir saison 2), comme si les Zombies n’arrivaient que quand tout le monde est prêt, que les discussions sur le gosse de Lori sont terminées et que les problèmes du triangle amoureux sont bouclés.
Tout est prévisible, tout est écrit sur du papier millimétré – The Walking Dead n’est pas nul, loin de là, et encore moins incohérent (ne parlons pas de ce youtuber très connu qui a relevé des sois-disantes « incohérences » dans la série), mais c’est la forme qui est chiante. On finit par se demander comment Terra Nova peut-être jeté à la poubelle de cette façon ci tandis que The Walking Dead s’en tire avec les éloges. C’est très simple : c’est que la série a ses grands moments, et que les zombies sont un grand atout à tout média (Zombieland n’aurait aucun intérêt sans zombies au cinéma, Dead Island n’aurait aucun intérêt sans zombies dans le monde vidéoludique).


Au final, on ne pourrait que conseiller d’éviter The Walking Dead, car malgré ses aspects positifs, ça reste une série médiocre qui rend étrangement addict. Alors, au lieu de gâcher du temps qui aurait put être gagné en matant une série HBO, passez à côté de cette série qui n’a finalement aucun but – même à la fin de la saison 2, on ne sait toujours pas vers quoi ça nous emmène, et pour combien de temps.


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