Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

mardi 30 août 2011

Batman Forever

Réalisé par
Joel Schumacher

Avec
Val Kilmer
Tommy Lee Jones
Jim Carrey
Nicole Kidman
Chris O'Donnell

De quoi ça parle ?
Nul ne sait que Bruce Wayne, le patron d'un vaste et puissant consortium, l'homme le plus riche des Etats-Unis, revêt chaque nuit la combinaison et le masque de cuir de Batman pour voler au secours de ses concitoyens injustement opprimés. Personne, hormis son fidèle maître d'hôtel Alfred et son vieil ami, le commissaire Gordon.





Après quelques essais très lointain dans le passé, le metteur en scène Tim Burton relançait la franchise Batman en 1989 avec Michael Keaton en Batman, Jack Nicholson en Joker et Pat Hingle en James Gordon. Le film était pas mauvais et installait une réelle ambiance gothique dans Gotham City. Il réitérait trois ans après en 1992 avec Batman, le Défi avec toujours Keaton en Batman, et DeVito en Pingouin et Pfeiffer en Catwoman venaient s'ajouter au casting.
Le problème des Batman burtoniens, c'est qu'ils ont été des flops complets au box-office. Pourtant, au lieu d'arrêter la saga, les producteurs se disent "Le Gotham de Burton est trop sombre. On le vire.". La faute à Burton, ce qui n'est pas totalement faux, et de son approche sombre et glauque. On change de real, et on prend le jeune Joel Schumacher, auteur des très bons Chute Libre et Le Client qui ne se rend pas encore compte que cette saga va le détruire complètement aux yeux des cinéphiles (chacun de ses films suivants, même les bons, ont été assassinés par la critique). Schumacher apporte une atmosphère plus colorée au film, ce qui ne plait à Keaton, le Bruce Wayne d'avant, qui se barre sans détour. Faut trouver un nouveau Batman. Le choix se porte enfin sur Val Kilmer, révélé grâce à Top Gun et The Doors quelques années avant. Et Schumacher ne s'arrête pas là : Tommy Lee Jones (Men In Black, JFK, Le Fugitif) en Double-Face, Jim Carrey (The Mask, The Truman Show, Dumb et Dumber), Nicole Kidman (Eyes Wides Shut, Les Autres, Moulin Rouge) et Chris O'Donnell (Vertical Limit, Les Trois Mousquetaires, NCIS) en Robin. Casting de fou, oui.
Bon, malgré que le film est été détruit par la critique, je l'ai trouvé pas si mal. Ça ne vaut surement pas les Batman de Burton, encore moins ceux de Nolan, mais ça se défend et ça se révèle supérieur à un tas de films de superhéros qu'on voit maintenant. Le film gagne beaucoup à sa (superbe) photographie et à un Jim Carrey excellent et charismatique, sans oublier Tommy Lee Jones qui se révèle aussi déjanté que Carrey malgré les apparences. Par contre, là est le problème : Val Kilmer est un très mauvais Batman : pas de charisme, pas de gueule, et Schumacher l'a compris si bien qu'il se concentre beaucoup sur les deux pas beaux (Carrey et Jones). Kidman fait pale figure et ne sert pas à grand chose, O'Donnell revêtit un costume de Robin encore plus ridicule que dans les comics. Reste aussi la musique de Goldenthal, qui réussi à effacer celle de Elfman, si mythique soit-elle. Un thème entraînant et marquant. Batman Forever n'est pas un navet. Pas un gros en tout cas. Même si ça dépend des goûts, j'ai presque pris plus de plaisir devant lui et le charisme des méchants déjantés que devant le Batman Begins de Nolan. C'est fun, c'est con, c'est du n'importe quoi, mais j'aime.

0 commentaires:

Publier un commentaire