Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

mercredi 10 août 2011

Super 8

Réalisé par J.J. Abrams
Avec Joel Courtney, Elle Fanning, Kyle Chandler, Riley Griffiths

 Les années 1980 ont été en grande partie marquées par les productions et réalisations Spielbergienne, souvent nommées productions Amblin (Société créée par Spielberg du nom de l'un de ses premiers courts-métrages. Le logo représente Elliott et E.T. sur le vélo, devant la lune lumineuse, scène mythique d'un film qui représente l'essence de ces productions). J.J. Abrams a grandit avec ces films. L'occasion pour le créateur de Lost d'y rendre hommage dans Super 8, ainsi qu'aux premiers films, les jeunes héros tournant un court-métrage (qu'on a le plaisir de voir pendant le générique), qui rappelle évidemment ceux que Spielberg et Abrams ont réalisé étant âgés du même âge. Un hommage, un film intemporel.
La bande de copains de Super 8...Vous avez dit Stand By Me ?
Super 8 n'est pas qu'un simple hommage aux productions Amblin, c'est aussi à un hommage grandiose au cinéma, au fantasme, aux rêves, à l'enfance, à l'innocence, à la cinéphilie et à la persévérance. La simplicité du scénario, tout en douceur et en beauté, est voulue, et on connait la fin dès qu'elle est en partie annoncée. Le jeune prince qui conquiert la belle princesse, le tout sous une mise en scène nostalgique d'un J.J. Abrams qui réalise ici son meilleur métrage. Direction artistique parfaite (tous les acteurs sont superbes, mention spéciale à Joel Courtney, Elle Fanning et Kyle Chandler, les trois s'annonçant d'ors et déjà comme des potentiels énormes pour l'avenir). Une musique de Michael Giacchino dont les petites notes nous rappelle Cocoon de James Horner, ou encore les envolées symphoniques celle d'E.T. de John Williams : Oui, car Super 8 est indéniablement le nouveau E.T., il fera rêver des générations d'enfant, avec certes un impact plus mineur, mais pas forcément moins fort. Certes, Super 8 ne fera pas l'unanimité, de nombreux défauts techniques et scénaristiques que ne se gênent pas de relever certains pseudo-cinéphiles élitistes, mais pour moi, et pour beaucoup, c'est un retour en enfance. Super 8 réussit ce qu'aucun film ne m'avait fait ressentir depuis le premier Harry Potter : rêver. De la magie, du fantastique. Le tout sublimement réalisé avec ses plans old school et ses acteurs superbes. Je n'ai pas de mot, mais Super 8 est un coup de cœur comme on en a très rarement. Après la nostalgie lancé par le dernier Harry Potter, voilà Super 8 qui nous fait regretter Stand By Me, E.T., Les Goonies ou encore Rencontre du Troisième Type.
Les mots me manquent pour dire ce que j'ai ressenti en voyant Super 8 : nostalgie, rêverie... Certains y trouvent des défauts techniques, mais moi j'y vois un retour à l'essence même du cinéma, qui n'est pas de donner un spectacle où les plans, les histoires et les maquillages sont parfaits, non. Mais de nous donner un film qui nous fait rêver, nous fait ressentir, nous émeut, nous fait pleurer, rire, peur. Super 8 a ses défauts, mais tous sont embrumés par sa simplicité et sa nostalgie contagieuse. Pas un chef d’œuvre technique, mais un chef d’œuvre de passion et de magie. Une réussite. Merci J.J..

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