Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

vendredi 26 août 2011

Notre Univers Impitoyable

Réalisé par
Léa Fazer

Avec
Alice Taglioni
Jocelyn Quivrin
Thierry Lhermitte
Pascale Arbillot
Julie Ferrier
 
De quoi ça parle ?
Pour Margot et Victor, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils sont beaux, jeunes, cadres dynamiques dans le même cabinet d'avocats d'affaires et surtout, ils filent le parfait amour. Mais rien ne va plus le jour où Nicolas Bervesier, leur patron, est contraint de nommer un nouvel associé pour l'épauler. Uni dans la vie, le couple se retrouve bien malgré lui en concurrence frontale. Bienvenue dans un monde impitoyable : celui du travail et de ses dommages collatéraux...



Quatre années après Bienvenue en Suisse, la réalisatrice suisse Léa Fazer revient avec une comédie dramatique mettant en scène le regretté Jocelyn Quivrin, décédé trop tôt alors que sa carrière ne faisait que démarrer, Alice Taglioni sortie tout droit à l'époque de la piètre Île aux trésors et du plus intéressant La Doublure, et bien sur, notre ami Thierry Lhermitte, rescapé du Splendid qui squatte depuis les écrans des des rôles de méchant méchant ou de gentil gentil. On tente le coup pour un film qui a déstabilisé la critique.
Ce qui est tout de suite frappant dans Notre Univers Impitoyable c'est que la mise en scène est très américanisé : les teintes, les décors, le scénario et les acteurs donnent des performances très pros et à l'américaine. Déjà, c'est un gros plus, car malgré son côté traditionnel, la mise en scène à la française est souvent un peu plate. Là, Léa Fazer a fait de son film un film qui pourrait paraître venu d'outre-Atlantique : on suit le chemin d'un couple qui se bat pour un même poste important, et on s'intéresse aux deux possibilités : si c'était l'homme qui avait le job, si c'était la femme. Le tout donne une histoire contre le sexisme, l'adultère, le véritable bonheur et le pouvoir de l'argent. Une critique presque du capitalisme, et même du système gouvernemental en général. Un drame humain sur fond de comédie, avec une bande-originale de très bonne qualité, des acteurs au meilleur de leur forme (Quivrin est génial) et une superbe réalisation.
Non, Notre Univers Impitoyable n'est cependant pas un chef d’œuvre, c'est un OVNI du cinéma français, virulent contre notre société. Ça en reste un très bon film à mon goût, détruit par une critique presque unanime, tant spectateur que presse. La fin, optimiste et pessimiste à la fois, est étrangement réussie, déroutante, belle et presque sociale, sur la signification du véritable bonheur. On est pas vraiment certain au final quelle est la véritable histoire, entre ces trois pistes. Que se passe t-il ensuite dans les deux premières ? Les protagonistes les auraient-ils imaginé pour en arriver à la troisième ? Tant de questions qui font que Notre Univers Impitoyable restera une excellente surprise, mais qui sera sans doute (trop ?) vite oubliée.

0 commentaires:

Publier un commentaire