Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

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Les Misérables

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Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

mardi 26 juillet 2011

Cherrybomb

Réalisé par Lisa Barros d'Sa, Glenn Leyburn
Avec Rupert Grint, Robert Sheehan, Kimberley Nixon, James Nesbitt

Rupert Grint sort peu à peu de la franchise qui a fait sa renommé (Harry Potter) et il est arraché à prix d'ors par les différents producteurs anglais, comme la plupart de ses anciens camarades de classes (Radcliffe tourne dans un film d'horreur, Watson dans un film sur Marilyn, mais c'est Grint qui déroche le gros lot en s'engageant dans comédies sur comédies, et ayant un certain succès qui lui promettent un avenir bien radieux). L'affiche de Cherrybomb est trompeuse : même si Grint est acteur principal du film, il partage le rôle titre avec deux autres acteurs (voir trois!) que la production a décidé de ne pas mentionner : Robert Sheehan et Kimberley Nixon.
Le duo Grint-Sheehan fonctionne très bien.
Tout commence comme un teen movie banal : deux potes de toujours, deux "racailles" anglaise même si ce n'est pas le vrai bon mot (le personnage de Grint vient d'une bonne famille et il ne parle pas comme un beauf du 9-3), flashent sur la fille du patron de l'un d'eux. Ils se fixent le pari de la prendre dans leur lit, et vont alors tout faire pour la charmer. Mais le script se déroule bien plus intelligemment : l'intrigue passe rapidement en seconde zone pour se concentrer sur les relations de chacun avec leurs parents. L'un qui tente de raisonner son drogué de père, l'autre qui n'ose pas se faire mal voir par le sien, et la dernière qui se fait peu à peu mal voir par le sien, qui lui dit de ne plus fréquenter les deux joyeux lurons. Mais le charme de Cherrybomb réside avant tout dans la scène finale, coup de grâce scénaristique inattendu et terriblement choquant. On est prit aux tripes, et on reste trois minutes à fixer l'écran noir.
Très peu de longueurs, des acteurs convaincants (Grint et Sheehan surtout, sans oublier Nesbitt qui décroche un superbe rôle, où il est réellement parfait), une très bonne bande-originale et un final excellent : Cherrybomb souffre malheureusement de quelques défauts, notamment des scènes déjà-vu et un film qui prend son temps pour commencer réellement.

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