Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

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Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

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Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

vendredi 8 juillet 2011

Sans arme, ni haine, ni violence

Réalisé par Jean-Paul Rouve
Avec Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Alice Taglioni
Le 19 Juillet 1976 avait lieu le "casse du siècle" organisé par un certain Albert Spaggiari, dérobant après avoir creusé dans les égouts pas moins de 50 milliards d'anciens francs (environ 30 millions d'euro) et laissant pour message "Ni arme, ni haine et sans violence". Le casse fait un bruit monstrueux, et Spaggiari, après s'être évadé de son arrestation en sautant de la fenêtre des bureaux de police, narguera la police jusqu'à sa mort d'un cancer en 1989. L'histoire est alléchante, Spaggiari étant un personnage au passé assez marquant (guerre d'Indochine et membre de l'OAS, car il était militant nationaliste), et au casse encore plus marquant. C'est Jean-Paul Rouve qui va se décider à en faire un film, mais pas de la façon qu'on croirait : il explique la biopic réelle en faisant appuie sur une interview de fiction. C'est intéressant, original, mais...
Les casseurs.
Ça ne marche pas. Le film perd son temps entre des flashbacks dans tous les sens sans ordre chronologique, et se concentre plutôt sur l'histoire d'amour de Spaggiari, ainsi que sa relation avec le journaliste. Le casse n'est pas mit en valeur, tout comme le passé de Spaggiari, si important et intéressant soit il. Jean-Paul Rouve interprète un Spaggiari trop à gauche, il était de notoriété publique que le cambrioleur avait des convictions d'extrème-droite jusqu'à afficher des photos d'Hitler chez lui. Il est vu aussi comme quelqu'un de charismatique et dur, alors qu'il était ironique et moqueur comme le prouve ses interviews après le casse. La mise en scène est originale mais ne convainc pas, malgré que Rouve ait réussi à garder une atmosphère très 70'.
Au final, Sans arme, ni haine, ni violence ne convainc pas assez malgré une idée originale. L'adaptation de la vie de Spaggiari est moyenne, et tout est un peu envoyé dans tous les sens. Dommage, il y avait matière à faire mieux.

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