Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Mon Top 100 des films du XXIème siècle

Fincher ? Moretti ? Haneke ? Almodovar ? Depardon ? Kore-eda ? Joe ? Nolan ? Quels seront les absents et les présents ? A la BBC, voici mon top 100 des films du XXIème siècle. Lire plus

The Strangers

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The Assassin

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Le gigantesque cinéaste taïwannais Hou Hsiao-Hsien s'attaque au cas du wu xia pian et nous livre une fresque historique monumentale, innovante, singulière. Un film unique qui se classe d'ors et déjà parmi les plus grosses claques de l'année. Lire plus

The Revenant

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vendredi 8 juillet 2011

Sans arme, ni haine, ni violence

Réalisé par Jean-Paul Rouve
Avec Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Alice Taglioni
Le 19 Juillet 1976 avait lieu le "casse du siècle" organisé par un certain Albert Spaggiari, dérobant après avoir creusé dans les égouts pas moins de 50 milliards d'anciens francs (environ 30 millions d'euro) et laissant pour message "Ni arme, ni haine et sans violence". Le casse fait un bruit monstrueux, et Spaggiari, après s'être évadé de son arrestation en sautant de la fenêtre des bureaux de police, narguera la police jusqu'à sa mort d'un cancer en 1989. L'histoire est alléchante, Spaggiari étant un personnage au passé assez marquant (guerre d'Indochine et membre de l'OAS, car il était militant nationaliste), et au casse encore plus marquant. C'est Jean-Paul Rouve qui va se décider à en faire un film, mais pas de la façon qu'on croirait : il explique la biopic réelle en faisant appuie sur une interview de fiction. C'est intéressant, original, mais...
Les casseurs.
Ça ne marche pas. Le film perd son temps entre des flashbacks dans tous les sens sans ordre chronologique, et se concentre plutôt sur l'histoire d'amour de Spaggiari, ainsi que sa relation avec le journaliste. Le casse n'est pas mit en valeur, tout comme le passé de Spaggiari, si important et intéressant soit il. Jean-Paul Rouve interprète un Spaggiari trop à gauche, il était de notoriété publique que le cambrioleur avait des convictions d'extrème-droite jusqu'à afficher des photos d'Hitler chez lui. Il est vu aussi comme quelqu'un de charismatique et dur, alors qu'il était ironique et moqueur comme le prouve ses interviews après le casse. La mise en scène est originale mais ne convainc pas, malgré que Rouve ait réussi à garder une atmosphère très 70'.
Au final, Sans arme, ni haine, ni violence ne convainc pas assez malgré une idée originale. L'adaptation de la vie de Spaggiari est moyenne, et tout est un peu envoyé dans tous les sens. Dommage, il y avait matière à faire mieux.

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