Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

lundi 4 juillet 2011

Limitless

Réalisé par Neil Burger
Avec Bradley Cooper, Robert De Niro, Abbie Cornish

Bradley Cooper semble habitué aux rôles de drogués : après les deux Very Bad Trip le voilà dans un film d'un tout autre genre car il s'agit de l'adaptation de The Dark Fields d'Alan Glyn. Un drame sur les tréfonds de l'esprit, qui offre à la façon film popcorn une méditation sur la drogue, l'esprit, l'intelligence, et l'être humain en général. Un écrivain en panne d'inspiration dont la copine vient de le larguer essaye une nouvelle drogue, la NZT, qui décuple les capacités mentales. Il devient alors un génie surdoué, mais les effets secondaires commencent à apparaître. Le speech fait vraiment baver. Et aussi ce casting! Bradley Cooper (Very Bad Trip, L'Agence Tous Risques), Robert De Niro (faut-il vraiment le présenter ?) et Abbie Cornish (Sucker Punch, Bright Star) dans un film qui devait être à l'origine un teen movie mettant en vedette Shia Laboeuf qui s'est désisté. Le changement de scénariste a fait que le film a pris une tourne de Thriller Dramatique Psychotique.
Bradley. Ici shooté à mort.
On sent que Neil Burger - qu'on a remarqué en 2008 pour son fantastique L'Illusionniste - a voulu donner à Limitless des teintes menaçantes et pétillantes, pour nous donner l'étrange impression de pénétrer dans l'esprit de son personnage principal. Il y a donc des parties-pris visuels aussi intéressant qu'originaux : des lettres jaunes qui tombent du ciel à la vision "loupe". C'est assez étrange, et ça peut-être bien fait comme totalement raté. Mais la mise en scène reste de bonne qualité, même si un meilleur metteur en scène aurait donné plus de finition au long-métrage (j'aurais adoré voir Richard Kelly). Le casting, alléchant à première vue, est surtout là pour cacher des seconds rôles inconnues : car à part les trois stars en tête d'affiche, on ne connait personne. Et en plus, De Niro et Cornish ne se résume qu'à de brèves apparitions, et De Niro n'apparait qu'au bout d'une demi-heure. Bref, Cooper tient au final le film à lui tout seul, De Niro étant décevant et Cornish sans réel talent, et notre Brad prouve qu'il a un certain talent d'acteur, avec un putain de regard vachement déstabilisant, il faut l'avouer. Bon, c'était à prévoir, Limitless part de nombreuses fois en couilles, mais se redresse pour nous livrer vingt dernières minutes superbes; et une fin ouverte à méditation.
Limitless ne marquera surement pas l'histoire du cinéma mais se démarque des autres films pop corn pseudo-psychologique par une certaine ambition, une superbe fin et Bradley Cooper en forme. A découvrir.

0 commentaires:

Publier un commentaire