Mon Top 30 des films de 2019

Mon Top 30 des films de 2019

Fin d'une année, fin d'une décennie. Retour en images, en textes, en sensations et en émotions sur la cuvée cinéma 2019. D'Hamaguchi à Eggers, en passant par Gray et Llinas. Lire plus

Les Misérables

Les Misérables

Vrai-faux La Haine 2019, ce film de son époque est aussi un essai éminement philosophique sur un sujet sociétal majeur : le pouvoir d'une image et ses conséquences. Lire plus

The Irishman

The Irishman

Des gangsters, De Niro, Pesci, Pacino, une durée gargantuesque et un budget encore plus énorme : The Irishman avait des airs de film ultime pour Scorsese - où est-il justement un peu plus que ça ? Lire plus

The Lighthouse

The Lighthouse

Tour de force technique avant tout, The Lighthouse avait sû générer de forces attentes : le buzz passé, le résultat vaut-il un peu plus que le tour de passe-passe égocentrique ? Lire Plus

dimanche 3 juillet 2011

La Croisière

Réalisé par Pascale Pouzadoux
Avec Charlotte de Turckheim, Antoine Duléry, Line Renaud, et un tas d'autres clopins.

Il existe des films - je dit bien des, il y en a beaucoup - qui ont un seul avantage conséquent : nous remettre les pieds sur terre. L'année 2011 commence très bien : un gigantesque True Grit, un ultra-surprenant Fighter, un bouleversant Black Swan (j'ai pas aimé perso, mais après, beaucoup si), le très classique mais sublime Discours d'un Roi ou encore l'extraordinaire Scream 4, révolution et critique magistrale de "l'angoisse" moderne (peut-on appeller ça de l'angoisse ? une autre histoire...). Après tant de chefs d'oeuvres à leur façon, il fallait bien quelqu'un pour nous trouer les fesses et nous ramener sur notre bonne vielle planète, et principalement la France dans le cas présent, et ses bonnes vieilles comédies devant lesquelles ont rit si peu, mais qu'est-ce qu'on peut être beaucoup à aller les voir ! Bref, ce qui me fait quand même délirer avec cette Croisière qui semble coulée dans les abysses dès le début du film, c'est que la réalisatrice (Pouzadoux, à qui on doti De l'autre côté du lit, un pedigree bien chargé donc), ou plus précisement les producteurs, conscient du naufrage critique qu'allait faire le film, n'ont rien trouvé de mieux que de ne faire aucune avant-première ni scéance presse, et de balancer tout dans une promo d'arrêts d'autobus.
Un groupe d'acteurs que  je ne peux plus voir.
Parce que ce film CE FILM, fait qu'on se demande où va l'homme, où va ce cinéma éperdu utopique parfait sans aucun nanar ni navet. Un film "huit clos" (terme exacte ?) qui montre le trajet d'une fermière (élevant des cochons dans la Creuse avec un mari muet à qui il manque trois dents...la fermière ressemble d'ailleurs à un cochon, vu qu'il s'agit de notre très chère Charlotte, qui doit être en réalité quelqu'un de bien, mais ce n'est pas le cas des films qu'elle réalise où tient la vedette...comme quoi!), d'un travlo (qui se déguise en femme pour tromper l'adultère de sa femme...MWAWA), d'une pickpokett (d'où droit sorti du 93, avec un langage de la wesh banlieu yesh man, un peu comme dans la pub Pepsi quoi...d'ailleurs cette pickpoket tombe éperdument amoureuse d'un prêtre...il y a effectivement une église dans le paquebot...oui! J'ai appris quelque chose, on paye des curés pour faire la pénitence de bonhommes lors de croisière...où va le monde ?), d'une femme débordée (méchante, qui n'est jamais partie en vacance depuis 5 ans et qui veut tout le temps se barrer du bâteau) et enfin Mami Line Renaud avec un chien clandestin dans un sac à main. Tant de clichés qui ne font que s'ajouter à d'autres, comme le capitaine qui préfère la Terre à la Mer, la standardiste pète plus haut que son cul jouée par cette chieuse d'Armelle qu'on aimerait plutôt voir pendu vu sa tête d'idiote, des gosses sympas...et tout, et tout. Happy End à la fin, tout le monde a trouvé l'amour, ceux qui comettaient l'adultère ou on fait les méchants deviennent vacants, et on en entends plus parler les dix dernières minutes, on se demande même si ils sont pas à la morgue.
Enfin voilà, tout ça pour dire que le seul intéret que j'ai trouvé au film, c'est de pouvoir imaginer que le paquebot pouvait chavirer à tout moment, et qu'ils pouvaient donc tous mourir noyés dans d'atroces souffrances avant la fin du film... 


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